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Combien de points lumineux par disjoncteur ?

Combien de points lumineux par disjoncteur ?

Lors de la création ou de la rénovation d’une installation électrique, il est important de savoir combien de points lumineux peuvent être raccordés sur un même disjoncteur.

Éclairage du séjour, chambres, cuisine, salle de bains, couloir ou extérieur : peut-on tout regrouper sur un seul circuit ? Faut-il choisir un disjoncteur 10A ou 16A ? Quelle section de câble utiliser ?

Dans une installation électrique résidentielle en France, la NF C 15-100 limite généralement à 8 le nombre de points d’éclairage par circuit, avec des conducteurs d’une section minimale de 1,5 mm².

Voici les principales règles à connaître.

Combien de points lumineux peut-on mettre sur un disjoncteur ?

La règle principale à retenir est :

8 points d’éclairage maximum par circuit

Le circuit d’éclairage est généralement réalisé avec des conducteurs en cuivre de :

1,5 mm² minimum

La protection contre les surintensités peut être assurée par un disjoncteur adapté, avec un calibre maximal de 16A pour un circuit en 1,5 mm².

Une configuration courante est donc :

Conducteurs : 1,5 mm²

Disjoncteur : 10A ou 16A selon le circuit

Nombre maximal : 8 points d’éclairage

Protection différentielle : 30 mA adaptée

Disjoncteur 10A ou 16A pour l’éclairage ?

Les deux calibres peuvent être rencontrés.

Disjoncteur 10A

Un disjoncteur 10A est très couramment utilisé pour les circuits d’éclairage. Avec les faibles consommations des éclairages LED actuels, il offre généralement une capacité largement suffisante pour un circuit domestique classique.

Disjoncteur 16A

Un disjoncteur 16A peut également protéger un circuit d’éclairage réalisé en 1,5 mm², puisqu’il correspond au calibre maximal couramment retenu pour cette section dans ce type de circuit.

Le choix entre 10A et 16A ne modifie cependant pas le nombre maximal de points lumineux.

Un disjoncteur 16A ne permet pas de dépasser 8 points d’éclairage sur le circuit.

Qu’est-ce qu’un point lumineux ?

C’est une question importante, car un point lumineux ne correspond pas nécessairement à une seule ampoule.

Un point d’éclairage correspond à un point d’utilisation destiné à recevoir un luminaire.

Par exemple, une sortie de plafond destinée à recevoir un luminaire constitue généralement un point d’éclairage.

Ainsi :

1 sortie de plafond → 1 point d’éclairage

1 applique murale alimentée individuellement → 1 point d’éclairage

1 point lumineux extérieur → 1 point d’éclairage

Il faut cependant être prudent avec certains ensembles comportant plusieurs luminaires, notamment les spots.

Comment compter les spots ?

Le cas des spots mérite une attention particulière.

Lorsque plusieurs spots sont alimentés ensemble dans une même pièce ou un même ensemble, leur comptabilisation ne se fait pas nécessairement spot par spot.

Pour les spots et bandeaux lumineux, la règle de comptage applicable doit être vérifiée en fonction de leur implantation et de la norme en vigueur.

Il est donc préférable de ne pas simplement considérer que :

1 spot = systématiquement 1 point lumineux.

La conception réelle du circuit doit être prise en compte.

Peut-on mettre 8 points lumineux sur un disjoncteur 10A ?

Oui, un circuit d’éclairage en 1,5 mm² protégé par un disjoncteur 10A peut comporter jusqu’à 8 points d’éclairage, sous réserve du respect des autres prescriptions applicables.

Le nombre de points n’est pas déterminé uniquement par l’intensité du disjoncteur.

Par exemple :

Éclairage séjour : 2 points

Cuisine : 2 points

Couloir : 1 point

Chambre : 1 point

Salle de bains : 1 point

WC : 1 point

Total :

8 points d’éclairage

Peut-on mettre 8 points lumineux sur un disjoncteur 16A ?

Oui.

Un circuit en 1,5 mm² protégé par un disjoncteur 16A maximum peut également comporter jusqu’à 8 points d’éclairage.

Le passage de 10A à 16A ne permet donc pas de passer à 10, 12 ou 16 points lumineux.

La limite du nombre de points et le calibre maximal de protection sont deux règles différentes.

Peut-on mettre 10 points lumineux sur un disjoncteur ?

Dans le cadre général d’un circuit d’éclairage résidentiel, 10 points dépassent la limite de 8 points par circuit.

Il faut alors créer au moins deux circuits.

Par exemple :

Circuit éclairage n°1 → 5 points

Circuit éclairage n°2 → 5 points

Cette organisation présente également un avantage important : un problème sur un circuit ne coupe pas nécessairement tout l’éclairage du logement.

Peut-on mettre 16 points lumineux sur un seul disjoncteur 16A ?

Non.

C’est une confusion fréquente :

16A ne signifie pas 16 points lumineux.

Le chiffre 16A correspond au calibre du disjoncteur, tandis que le nombre de points d’éclairage est limité par les règles applicables au circuit.

Pour 16 points d’éclairage, il faudra donc prévoir au minimum deux circuits de 8 points, voire davantage selon la configuration du logement.

Quelle section de câble pour l’éclairage ?

Pour les circuits d’éclairage d’un logement, la section couramment utilisée est :

1,5 mm²

Le disjoncteur associé doit avoir un calibre compatible avec cette section et avec le circuit.

Une configuration très courante est :

Disjoncteur 10A → conducteurs 1,5 mm² → éclairage

Une protection jusqu’à 16A maximum peut également être utilisée lorsque le circuit et les prescriptions applicables le permettent.

Combien de circuits d’éclairage faut-il dans un logement ?

Il ne faut pas seulement respecter la limite de 8 points par circuit.

Dans un logement comportant plusieurs pièces, il est également important de répartir correctement les éclairages.

La NF C 15-100 prévoit notamment, dans le cadre général des logements concernés, au moins deux circuits d’éclairage pour les logements comportant plus d’une pièce principale.

L’objectif est notamment d’éviter qu’un seul défaut ne plonge l’ensemble du logement dans le noir.

Comment répartir les points lumineux ?

Prenons une maison comportant 12 points d’éclairage.

Une mauvaise organisation serait de chercher à placer les 12 points derrière le même disjoncteur.

Une meilleure répartition pourrait être :

Circuit éclairage n°1

Séjour : 2 points
Cuisine : 2 points
Couloir : 1 point
WC : 1 point

Total : 6 points

Circuit éclairage n°2

Chambre 1 : 1 point
Chambre 2 : 1 point
Salle de bains : 2 points
Entrée : 1 point
Extérieur : 1 point

Total : 6 points

Chaque circuit reste sous la limite de 8 points.

Faut-il répartir l’éclairage entre plusieurs interrupteurs différentiels ?

Lorsque le tableau comporte plusieurs interrupteurs différentiels, il est pertinent de ne pas placer tous les circuits d’éclairage sous le même différentiel.

Imaginez :

Différentiel n°1 → tous les circuits d’éclairage

Si cet interrupteur différentiel déclenche, l’ensemble de l’éclairage du logement risque d’être coupé.

Une organisation plus intéressante peut être :

Interrupteur différentiel n°1 → circuit éclairage n°1

Interrupteur différentiel n°2 → circuit éclairage n°2

Ainsi, un défaut sur un groupe de circuits ne supprime pas nécessairement tout l’éclairage.

Peut-on mettre prises et éclairage sur le même disjoncteur ?

Dans une installation résidentielle moderne, les circuits de prises et les circuits d’éclairage doivent être distingués.

On aura par exemple :

Disjoncteur 10A → éclairage séjour

Disjoncteur 10A → éclairage chambres

Disjoncteur 20A → prises séjour

Disjoncteur 20A → prises chambres

Cette séparation facilite également l’identification, la maintenance et la recherche de panne.

Quel disjoncteur pour de l’éclairage LED ?

Le fait d’utiliser des ampoules ou luminaires LED ne change pas automatiquement les règles relatives au nombre de points d’éclairage.

Les LED consomment beaucoup moins que les anciennes lampes à incandescence, mais la règle du nombre maximal de points du circuit ne repose pas uniquement sur leur consommation.

Un circuit entièrement équipé de LED reste donc soumis aux prescriptions applicables aux circuits d’éclairage.

Il ne faut pas conclure qu’un faible nombre de watts permet d’installer un nombre illimité de luminaires sur le même circuit.

Peut-on mettre les éclairages extérieurs sur le même disjoncteur ?

L’éclairage extérieur doit être conçu avec du matériel et une installation adaptés à son environnement.

Selon la configuration du logement, il peut être intégré à un circuit d’éclairage ou disposer d’un circuit spécifique.

Créer un circuit séparé peut être intéressant pour :

faciliter les interventions ;

isoler un éventuel défaut extérieur ;

éviter qu’un problème lié à l’humidité ne coupe l’éclairage intérieur ;

gérer plus facilement les automatismes extérieurs.

Les matériels installés à l’extérieur doivent également disposer des caractéristiques de protection adaptées à leur emplacement.

Quel interrupteur différentiel pour l’éclairage ?

Les circuits d’éclairage sont placés sous une protection différentielle 30 mA adaptée.

Une organisation peut par exemple être :

Interrupteur différentiel 30 mA

↓

Disjoncteur 10A → éclairage séjour

Disjoncteur 10A → éclairage chambres

Disjoncteur 20A → prises

Il faut distinguer :

10A ou 16A → calibre du disjoncteur du circuit d’éclairage

40A ou 63A → intensité nominale courante de l’interrupteur différentiel

30 mA → sensibilité différentielle

Le calibre et le type de l’interrupteur différentiel doivent être déterminés en fonction de l’ensemble des circuits placés sous sa protection.

Pourquoi le disjoncteur d’éclairage saute-t-il ?

Si le disjoncteur d’un circuit d’éclairage déclenche régulièrement, plusieurs causes sont possibles :

court-circuit ;

luminaire défectueux ;

conducteur endommagé ;

mauvais raccordement ;

problème dans une boîte de dérivation ;

transformateur ou alimentation LED défectueuse ;

humidité dans un éclairage extérieur ;

défaut lors du remplacement d’un luminaire.

Il ne faut pas simplement remplacer un disjoncteur 10A par un 16A pour empêcher le déclenchement.

Il faut d’abord identifier la cause du problème.

Le différentiel saute quand j’allume une lampe : pourquoi ?

Il faut déterminer quelle protection déclenche.

Le disjoncteur du circuit d’éclairage déclenche

Un court-circuit ou une surintensité peut notamment être en cause.

L’interrupteur différentiel 30 mA déclenche

Un défaut d’isolement ou une fuite de courant vers la terre peut être à l’origine du problème.

Cela peut notamment provenir d’un luminaire, d’un câblage endommagé ou d’un équipement exposé à l’humidité.

Augmenter le calibre du disjoncteur ne résout pas un défaut différentiel.

Exemple d’un tableau électrique

Pour un logement comportant plusieurs zones d’éclairage, on pourrait avoir :

Interrupteur différentiel n°1 – 30 mA

Disjoncteur 10A → éclairage séjour / cuisine – 6 points

Disjoncteur 20A → prises séjour

Interrupteur différentiel n°2 – 30 mA

Disjoncteur 10A → éclairage chambres / couloir – 6 points

Disjoncteur 20A → prises chambres

Cette répartition permet de séparer les circuits d’éclairage et de les placer sous des protections différentielles différentes.

Il s’agit toutefois d’un exemple pédagogique : chaque installation doit être étudiée en fonction de ses caractéristiques réelles.

Tableau récapitulatif

QuestionRéponse courante

Nombre maximal de points d’éclairage8 par circuit

Section minimale courante1,5 mm²

Disjoncteur couramment utilisé10A

Calibre maximal courant en 1,5 mm²16A

8 points sur un disjoncteur 10A ?Oui

8 points sur un disjoncteur 16A ?Oui

10 points sur un seul circuit ?Non dans le cadre général

16A = 16 points ?Non

LED : davantage de points autorisés ?Pas du seul fait de leur faible consommation

Prises et éclairage sur le même circuit ?À séparer

Protection différentielle30 mA adaptée

En résumé : combien de points lumineux par disjoncteur ?

La règle essentielle à retenir pour une installation électrique résidentielle est :

8 points d’éclairage maximum par circuit.

Le circuit est généralement réalisé avec des conducteurs de 1,5 mm² et protégé par un disjoncteur adapté, souvent 10A et jusqu’à 16A maximum selon la configuration.

Pour un logement comportant de nombreux luminaires, il faut donc créer plusieurs circuits et les répartir intelligemment dans le tableau.

Enfin, utiliser des ampoules LED de faible puissance ne permet pas à lui seul de dépasser le nombre maximal de points prévu pour le circuit.

⚠️ Important : sécurité électrique

Toute intervention sur un tableau électrique, un circuit d’éclairage, un interrupteur ou un luminaire présente des risques d’électrisation, d’électrocution et d’incendie. Avant toute intervention, assurez-vous que l’installation est mise en sécurité et respectez les prescriptions et réglementations applicables, notamment celles de la NF C 15-100, ainsi que les notices et recommandations des fabricants.

Les informations présentées dans cet article ont une vocation informative et ne remplacent pas l’intervention d’un professionnel. En cas de doute ou lorsque la nature des travaux l’exige, faites appel à un électricien qualifié.